Equipes Saint Michel

Equipes Saint Michel -
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Le rosier n’a pas fleuri

Tout d’abord, merci pour ton engagement tout au long de ce pélé. Mais, dis-moi, as-tu vu quelque chose à Lourdes ? Quel est ton Aquero, qu’as-tu perçu dans les environs de la Grotte ? « Pour moi, le bonheur, c’est vraiment ça », a pu dire l’une d’entre nous. Et toi, quand as-tu pu t’exclamer ainsi durant le pélé ? Peut-être étais-tu venu chercher Dieu, peut-être pas, mais laisse-moi te dire : quel que soit le nom qu’on peut lui donner dans notre recherche ou dans les livre de théologie, il était là, dans ce moment de bonheur. Sans fausse honte, sans doute inutile, tu peux dire : Je l’ai rencontré ! Et même si ton pélé a été plus difficile que prévu ou moins comblant qu’espéré, il y a certainement un moment qui sauve tous les autres, un instant de pure joie.

Rappelle-toi le spectacle « Bernadette de Lourdes », un temps fort de notre pélé, plein d’émotion grâce au véhicule si moderne de la musique. Le curé Peyramale qui ne voulait pas y croire avait formulé deux demandes : qu’elle dise son nom et qu’elle fasse fleurir le rosier. Elle a dit son nom – Que soy era Immaculada Councepciou, en bigourdan –, ce qui a convaincu le curé. « Moi je te crois, chante-t-il. Moi, je te crois aveuglément ». Et il n’a plus exigé l’autre signe, celui du rosier. L’arbuste n’a pas fleuri ! Il suffit en effet d’un signe pour être retourné. Dieu ne nous coince pas en nous écrasant de preuves, il se contente souvent d’un clin d’œil, de l’un ou l’autre moment où tu peux dire, comme Bernadette : J’ai vu ! Il ne répond pas à toutes tes questions, mais les balaie par une rencontre cœur à cœur.

Et maintenant, tout ne fait que commencer : « Quand tu t’en iras, chante Eyma dans le rôle de Bernadette, je garderai un doux sourire, des moments de joie avant de m’endormir… » Souviens-toi et, surtout, continue à creuser. La boue peut revenir si vite, mais il y a toujours une source qui ne demande qu’à couler. Creuse cette expérience et transmets la flamme à d’autres. La petite Soubirous n’a pas hésité, malgré toutes les brimades. 140 ans après sa mort, il y a encore tant de bougies qui brûlent à Lourdes, ce sont les nôtres qui ont flamme à la sienne. Continue ! Fais entendre la rumeur, la bonne, et reviens !

À l’année prochaine,

Père Charles Delhez

Directeur

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